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? Des mobiles chinois boostés à la 5G

 
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Teknolojia
 

 
Immuablement,
Il y a des choses immuables dans la vie. Une monarchie britannique bien huilée qui sait traverser les siècles sans chanceler. Des fabricants chinois de smartphones qui savent conserver leur hégémonie sur le marché africain… Et avec la 5G qui se déploie (très) gentiment sur le continent, l'empire Transsion n'est pas près de s'effondrer. On vous dit ce qu'il en est cette semaine. D'autres géants mondiaux ont aussi embarqué dans cette newsletter : Binance, Meta, Uber… Bref on fait le point sur l'actu tech africaine de ces derniers jours. Immuablement.
Bonne lecture, et n'oubliez pas de nous rejoindre sur LinkedIn.
 

A la Une

 
Téléphonie : l'hégémonie chinoise renforcée par la 5G
 
Bien que les rapports minimisant son emploi dans les années à venir se multiplient, la 5G se déploie lentement mais sûrement en Afrique. Une technologie qui devrait renforcer encore la mainmise de la Chine sur le marché continental des smartphones. C'est en tout cas la conclusion que l'on peut tirer des données du deuxième trimestre publiées par l'International Data Corporation (IDC), une société de recherche basée aux États-Unis. Certes les appareils 4G représentent encore 73,9% des expéditions globales de smartphones en Afrique, contre, respectivement, 18,5% et 7,6% pour la 3G et la 5G. Mais "les expéditions d'appareils 5G ont augmenté de 26,9% en glissement trimestriel, note l'IDC, et leur part de marché augmente à mesure que les grandes marques lancent davantage d'appareils phares" sur le marché.
Et les chinoises ont bien amorcé le virage. Transsion Holdings, le fabricant des marques Tecno, Infinix et iTel, détient toujours, à lui seul, 48% du marché africain. Loin devant le sud-coréen Samsung (25,8%) et un autre chinois, Xiaomi. Si au deuxième trimestre, l'inflation, la guerre en Ukraine et les pénuries de semi-conducteurs ont provoqué une chute globale des livraisons, celles-ci devraient reprendre de plus belle d'ici la fin de l'année. Et les modèles 5G devraient continuer à gagner en parts de marché, s'appuyant sur le développement (certes lent comparé à l'Europe ou aux Etats-Unis) d'infrastructures, et de réseaux commerciaux déjà déployés dans plusieurs pays comme au Kenya, au Togo, à Madagascar ou encore Afrique du Sud.
 

 
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Dans le reste de l'actualité

 
? Le coin des startups
 
Morosité ambiante. Le ralentissement mondial commence à se faire sérieusement sentir en Afrique : aucune levée de plus de 100 millions d’euros sur le continent en juillet ou en août. Au total, les startups africaines ont levé 472 millions d’euros au troisième trimestre, soit un recul de 52% par rapport à la même période en 2021, nous apprend Africa: The Big Deal.

 

Beaucoup, maintenant. Et cela se ressent bien dans notre traditionnel tour des financements. Le plus gros d’entre eux a été bouclé par NowNow, une Fintech nigériane à destination des populations non bancarisées, qui repart avec 12,9 millions d’euros en amorçage.

 

Que de buzzwords. La seule autre levée de la semaine passée concerne Metaverse Magna, une branche de Nestcoin, qui amasse 3,2 millions d’euros pour développer la plus grande organisation décentralisée (DAO) de gaming.

 

Mauvaise combinaison. Peu de levées, donc, mais ce n’est pas tout. Une mauvaise nouvelle en amène une autre, puisque Y Combinator réduit ses cohortes de moitié – et, par la même occasion, prend deux fois moins de startups africaines.

 

Hors du Caire. On termine cette section avec deux bonnes nouvelles pour l'écosystème startup en Afrique, quand même. D’abord, Flat6Labs et la SANAD Entrepreneurship Academy lancent un accélérateur Agritech en Egypte, notamment à destination des zones rurales.

 

Et de deux. Ensuite, et enfin, Endure Capital vient d’annoncer la clôture de son deuxième fonds Endure 21, dédié aux startups africaines. Doté de 49,4 millions d’euros, ce dernier a reçu des engagements de plusieurs investisseurs dont le British International Investment (ex-CDC, dont on reparlera plus loin).

 

 
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Google Black Founders Fund Africa : le Nigeria domine (encore)
 
KudiGo, Healthtracka, Stears… Si vous êtes un(e) lecteur(trice) assidu(e) de Teknolojia, vous connaissez peut-être ces noms. Mais avez-vous déjà entendu parler de Bee, Bailport ou encore COVA? Toutes ces startups ont été sélectionnées pour faire partie de la nouvelle cohorte de 60 pépites du Google Black Founders Fund Africa, annoncée le 7 septembre. Comme pour l’édition précédente, le Nigeria rafle le plus d'heureuses élues, avec 23 startups choisies, soit près de deux fois plus que le dauphin kényan, qui en compte 12.

Parmi les 60 bénéficiaires, composés à 50% d’entreprises dirigées par des femmes, sont aussi représentés le Rwanda, l’Afrique du Sud, l’Ouganda, le Ghana, le Cameroun, l’Ethiopie, le Sénégal, le Botswana et la Zambie. Elles recevront un financement total de 4 millions de dollars (3,98 millions d’euros) et intégreront un programme de formation de six mois, comprenant un réseau de mentors. Elles "recevront également des récompenses non dilutives comprises entre 50 000 et 100 000 dollars (soit entre 49 700 et 99 500 euros) et jusqu’à 200 000 dollars (199 000 euros) de crédit Google Cloud", ajoute la firme de Mountain View dans un communiqué.

 

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? Connexion en cours
 
Montrer patte blanche. Depuis le 5 septembre, les Ghanéens qui n’ont pas fait enregistrer leur carte SIM se verront diriger vers le service pour le faire à chaque fois qu’ils veulent communiquer et seront passibles d’une amende. Et à partir du 30 septembre, leur carte sera déconnectée. Cette même réglementation, prévue pour éviter les fraudes, avait provoqué des scènes de cohues au Nigeria en avril.

 

Clash des générations. On en sait plus sur la feuille de route de l’Afrique du Sud pour se débarrasser des réseaux 2G et 3G d’ici mars 2025. Les licences 2G ne seront plus délivrées dès juin 2023, pour un arrêt du réseau au premier semestre 2024. Puis le même processus débutera pour les licences 3G, et celui-ci sera aboli au printemps 2025.

 

Gratuit, mais trop cher. Les interrogations sont toujours plus fortes, en revanche, sur sa promesse de fournir 10GB de données gratuitement à chaque foyer…

 

Expert en réseaux. Le chinois TikTok, lui, s'inspire-t-il de Meta en Afrique ? Il lance des points d’accès “TikTok WiFi”, gratuits eux aussi, en Afrique du Sud.

Homme d’affaires. Après la fermeture des magasins d’informatique Surcouf, en France, Hugues Mulliez, petit-neveu du fondateur de l’empire Auchan, a pris la tête du groupe de télécoms africain Telecel. Le Monde retrace son parcours.

 

 
? Cyber-libertés

 
C’est voté. Mauvaise nouvelles pour les libertés numériques : le Parlement ougandais a adopté la Computer Misuse Bill, une loi visant à mieux contrôler ce qu’il se passe en ligne. L’ONG Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) dénonce "une attaque aux libertés civiles" sur internet.

 

 
? L'Afrique des solutions
 
Concept à revoir. Peut-on encore parler de "fuite des cerveaux" dans la Tech africaine, s'interroge Quartz Africa. Et de répondre : non, plus vraiment. Notamment en raison du travail à distance qui s'est développé et qui permet aux Africains de se former sans partir. Mais aussi des géants californiens, qui à défaut de faire venir les talents, accentuent leur présence sur le continent. Analyse à lire ici.
 

 
? Presque sécurisé
 
Au cœur de la tempête. Le secteur bancaire et de l'assurance en Afrique du Sud profite du rebond économique post-Covid, mais, revers de la médaille, est particulièrement vulnérable aux cyberattaques. En 2021, Interpol plaçait déjà le pays en tête du classement des Etats africains les plus menacés, et selon les résultats d'une enquête publiés le 8 septembre par la société de cyberdéfense EasyDMARC, près de 50% des compagnies d'assurance sud-africaines ne sont pas préparées à faire face à l'augmentation des cas de phishing.
 

 
? Crypto-mania
 
Rendez-vous pris. Cela fait quelques temps que nous n'avons pas parlé de NFT, et pour cause, le marché mondial n'est pas à la fête (nombre de ventes et prix en forte baisse). Peu importe, certains artistes africains y voient toujours un excellent vecteur de visibilité (et de recettes). La première exposition NFT d’art africain en France se tiendra d'ailleurs en octobre prochain, à l'initiative du collectif Neuvième Toit et de la principale foire dédiée aux scènes artistiques d'Afrique, l'AKAA.

 

 
Binance à l'offensive au Nigeria
 
Le géant chinois des cryptomonnaies ne lâche pas l'Afrique. Début juillet, on vous comptait la tournée africaine de son patron, Changpeng Zhao, au Sénégal et en Côte d'Ivoire. La plateforme se focalise aussi sur le Nigeria, où elle aimerait établir une zone franche virtuelle, la première d'Afrique de l'Ouest. Quezako ? Peu de précisions à ce stade, sinon qu'il s'agit de "tirer parti d’une économie virtuelle de près de mille milliards de dollars dans la blockchain et l’économie numérique", selon les mots du président de la Nigeria Export Processing Zones Authority, et que le projet serait une réplique de celui lancé à Dubaï. Le Nigeria, premier pays d'Afrique par le nombre absolu de détenteurs de cryptos, est un marché de choix pour Binance. Sa conquête est l'une des pierres angulaires d'une stratégie continentale : entre le voyage africain de "CZ" et cette annonce, Binance a établi des ponts avec les pouvoirs marocain et centrafricain, et lancé un hub au Cameroun, axé sur la formation, rappelle Jeune Afrique.

 

 
? Intérêts internationaux
 
Campagne égyptienne. Il y a des choses qui perdurent au Royaume-Uni. Le protocole royal (on vient de le voir) et l'intérêt de Londres pour la Tech africaine (vous l'avez lu ici). Cela continue donc : l'institution en charge des investissements à l'étranger, la BII, vient d'annoncer son intention d'investir plus de 100 millions d'euros dans les startups égyptiennes. Le lendemain, on apprenait que le Royaume-Uni allait injecter, avec l'UE, près de 13 millions d'euros dans l'e-mobilité dans le pays.

Bancs américains. Amener 10 000 jeunes à s'engager dans les technologies émergentes, voilà l'objectif d'un gros partenariat noué entre l'université américaine Carnegie Mellon (CMU), la Fondation Mastercard et le Rwanda, dont le montant avoisine les 270 millions d'euros.

Dans la short list. Meta veut célébrer les talents, notamment africains, à travers une nouvelle campagne, baptisée "Creators of Tomorrow". Reels, VR, AR… tous les formats exploitées sur les plateformes du géant américain rentrent en compte pour établir la sélection. Parmi les dix personnalités repérées sur le continent, l'autrice et entrepreneure sénégalaise Fatou Jupiter Touré et son compatriote styliste Ngorbatchev Niang, ou encore les Ivoiriennes Mishaa et Saraï D’Hologne. Les 10 créateurs sélectionnés sont à découvrir ici.

Sans bruit. Le géant mondial des VTC continue son expansion sur le continent. Uber vient d'annoncer son arrivée dans de nouvelles villes d'Afrique, notamment au Ghana, au Kenya, en Côte d'Ivoire et au Nigeria.
 

 

 
? L'Agenda
 
13-15 septembre : GovTech, sur le thème "Numérisation – Services gouvernementaux en évolution" | Durban, Afrique du Sud / En ligne

 

 

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