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Station F, cinq ans et des rêves d’ailleurs

 
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Et aussi: Aircall, Latitude et LumApps

Par Jérôme Marin | 1er juillet 2022

Présenté par

Bonjour, comme chaque vendredi Cafétech vous propose “La semaine French Tech”. Au menu de cette édition: les ambitions internationales de Station F, la barre franchie par Aircall, la levée de fonds de Venture Orbital Systems et le tableau de bord de la semaine.

A nos lecteurs: l’édition quotidienne de Cafétech, qui n’a pas été publiée ces derniers jours pour des raisons d’organisation, fait une pause. Elle reviendra à la rentrée.

| GRAND ANGLE |

Station F fête ses cinq ans et rêve d’exporter son modèle

“Souvent, quand on présentait le projet, les gens pensaient que notre objectif était d’accueillir 100 start-up, pas 1.000”. Cinq ans après l’inauguration de Station F, Roxanne Varza se souvient encore des débuts de cette “idée folle” initiée en 2013 par Xavier Niel, le fondateur et patron de Free: bâtir en plein cœur de Paris le plus grand incubateur du monde. À l’époque, l’initiative French Tech n’existe pas encore – elle ne sera lancée que quelques semaines plus tard. Et l’écosystème tricolore compte encore peu de pépites. L’objectif est pourtant rempli. “De belles histoires, de nombreuses levées de fonds (1,8 milliard d’euros récoltés par les start-up passées par Station F, ndlr) et beaucoup moins d’échecs de start-up que nous l’avions imaginé“, se félicite sa directrice.

5.000 start-up – Installée à la Halle Freyssinet, un ancien bâtiment ferroviaire racheté à la SNCF, Station F s’étend sur 34.000 mètres carrés, pour environ 3.000 postes de travail, loués 200 euros par mois. L’investissement a été conséquent: 300 millions d’euros, en incluant la résidence de co-living construite à Ivry-sur-Seine. Les débuts ont été un peu compliqués: les premiers locataires se souviennent encore de la mauvaise qualité du Wifi ou des imprimantes qui ne fonctionnent pas. Mais cinq ans plus tard, l’espace affiche toujours complet. Depuis son lancement, il a accueilli un peu plus de 5.000 start-up dans ses locaux – dont environ un tiers venues de l’étranger –, par l’intermédiaire de programmes maison ou de ceux lancés par ses partenaires (Facebook, Microsoft, LVMH ou encore Total).

Expériences hybrides – Si “le modèle fonctionne toujours bien”, Station F ne veut pas se laisser dépasser par les nouvelles habitudes de travail. “Les start-up cherchent des expériences hybrides, souligne Roxanne Varza. Cela nous oblige à réimaginer notre expérience qui a été pensée pour le présentiel”. L’incubateur souhaite ainsi rendre accessible en ligne le plus gros de ses ressources. Pour continuer à se développer, Station F cherche également de nouvelles sources de chiffre d’affaires, alors que son cœur de métier historique est en partie limité par le nombre de bureaux qu’il peut louer aux start-up. Fin 2021, il a ainsi lancé un pré-programme en ligne pour “aider les entrepreneurs pas assez avancés dans leur projet à atteindre un stade qui leur permettra ensuite de postuler à Station F”, indique sa directrice.

Implantation à l’étranger – Surtout, Station F étudie deux évolutions majeures. D’abord, d’éventuelles prises de participation dans des start-up présentes sur son campus. Ce modèle, très répandu au sein des incubateurs, à commencer par le prestigieux Y Combinator, n’avait pas été retenu initialement. “Cela permet d’aligner nos intérêts avec ceux des start-up et de conserver la relation plus longtemps, même après leur départ”, justifie désormais Roxanne Varza. Deuxième projet: une implantation à l’étranger. “Nous sommes arrivés à un stade où nous pouvons vraiment commencer à y réfléchir”, indique la responsable. Pas question cependant de réaliser les mêmes investissements dans l’infrastructure qu’à Paris. L’idée serait de “travailler avec de nombreux acteurs qui s’inspirent de notre modèle”.

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| LA START-UP |

Comment LumApps dépoussière l’intranet dans les entreprises

Dépoussiérer l’intranet dans les entreprises. C’est la mission que s’est fixée LumApps. Sur le papier, il s’agit d’un véritable défi tant cet outil a été ringardisé ces dernières années par les réseaux sociaux d’entreprise et par les plateformes de messagerie. Dans les faits, cette start-up lyonnaise revendique plus de 4 millions d’utilisateurs. Et des clients prestigieux, comme Airbus, Colgate-Palmolive et Japan Airlines. “Nous sommes le nouveau cockpit numérique des salariés, résume Sébastien Ricard, son fondateur et patron. Nous leur permettons de se connecter avec les gens, les informations et les outils dont ils ont besoin pour être le plus productifs”. 

Onboarding – LumApps ne conçoit pas l’Intranet comme un simple canal de communication alimenté par la direction de l’entreprise. Il doit aussi permettre aux employés d’interagir et de communiquer. Pour casser les silos, sa solution peut se connecter aux différentes plateformes utilisées par l’ensemble des salariés: les services de productivité de Google et de Microsoft, mais aussi Slack, Salesforce ou encore Workday. En début d’année, la société a ajouté une nouvelle couche, avec le rachat de la start-up HeyAxel, qui conçoit des outils pour faciliter l’onboarding, l’accueil et l’intégration des nouveaux embauchés dans l’entreprise. L’an passé, elle avait déjà ajouté une plateforme de vidéos.

IPO en 2022 ? – LumApps assure enregistrer une forte croissance de son activité, notamment depuis la crise sanitaire qui a chamboulé les habitudes de travail et renforcé les besoins de communication. Plus de la moitié de ses recettes proviennent des Etats-Unis, le marché le plus en pointe pour les solutions SaaS (logiciel par abonnement). La start-up tricolore compte désormais plus de 250 employés, répartis dans six bureaux et sur trois continents. Pour autant, sa dernière levée de fonds commence à dater: elle remonte en effet à janvier 2020 – LumApps avait récolté 70 millions de dollars. À l’époque, Sébastien Ricard envisageait une introduction en Bourse dès 2022. Une échéance sur laquelle il ne s’engage plus.

Comme de nombreuses start-up, LumApps utilise Google Cloud pour développer son activité. En savoir plus

| DANS L’ACTU |

Aircall passe la barre des 100 millions de dollars de recettes annuelles

Les valorisations n’ayant plus le vent en poupe, les start-up tricolores communiquent désormais sur leurs revenus – une donnée qu’elles préféraient jusqu’à présent garder secrète. C’est le cas d’Aircall, une jeune pousse lancée en France mais aujourd’hui installée à New York. Spécialisée dans la téléphonie d’entreprise dans le cloud, elle revendique plus de 100 millions de dollars de recettes annuelles récurrentes (ARR), l’indicateur de référence du secteur. Elle espère porter ce chiffre à 132 millions d’ici à la fin de l’année, ce qui représenterait une croissance de 70% sur un an. L’entreprise attire plus de 13.000 clients dans le monde, dont de nombreuses start-up comme BlaBlaCar, Lydia et Mano Mano en France. Aircall vise une introduction en Bourse en 2024, très certainement sur le Nasdaq, alors que les Etats-Unis représentent près du tiers de son activité.

À lire également: Il est temps d’enterrer les licornes… et les centaures aussi

Venture Orbital Systems devient Latitude

C’est l’un des acteurs les plus prometteurs du “New Space” français. Mercredi, Venture Orbital Systems a officialisé sa première levée de fonds d’envergure, recueillant dix millions d’euros. À cette occasion, la start-up rémoise change également de nom, devenant officiellement Latitude. Cette somme doit lui permettre de mettre en production sa première fusée destinée aux petites satellites, un marché en forte croissance mais pour le moment dominé par les acteurs américains. Pour s’y imposer, Latitude mise sur de micro-lanceurs , d’une hauteur de 15 mètres, qui doivent lui permettre d’offrir des tarifs ultra-compétitifs. La première mission est espérée fin 2024 en Écosse. Une nouvelle usine doit être inaugurée l’année suivante pour accompagner la montée en cadence. À terme, Latitude prévoit de produire une fusée par semaine afin de réaliser environ 50 lancements par an.

À lire également: L’espace, nouvelle frontière de la French Tech

| TABLEAU DE BORD |

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Crédits photo: Station F / Patrick Tourneboeuf – LumApps

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